Pourquoi devrait-on s’intéresser aux capacités cognitives ?



Les capacités cognitives, parfois appelées « intelligence générale (g) », sont essentielles à l’adaptation et à la survie humaines. Elles permettent de « raisonner, planifier, résoudre des problèmes, penser de manière abstraite, comprendre des idées complexes, apprendre rapidement et tirer des leçons d’expériences » (Plomin, 1999).


Ces capacités que nous utilisons dans nos vies ont une portée méconnue pour un grand nombre d’entre nous. Les nommer et les définir permet de mieux en comprendre l’utilité. Une évaluation méthodique des capacités cognitives d’une personne lui permettra ensuite de reconnaître ses forces et ses faiblesses, et de la guider dans le développement de stratégies adaptatives afin de renforcer certaines de ses capacités.


Quelles sont ces capacités que nous activons quotidiennement ?


Les compétences cognitives sont extrêmement importantes à développer tout au cours de notre vie et particulièrement pendant les premières années de l’enfance, car elles aident notre cerveau à penser, lire, apprendre, raisonner, prêter attention et se souvenir. Ces compétences aident à traiter les informations et à les distribuer aux zones appropriées du cerveau. Améliorer et maîtriser ces compétences se traduit ainsi par une expérience de travail et d’apprentissage plus agréable, puisqu’il devient plus facile de comprendre et d’accomplir des tâches avec succès.


Voici à quoi sert, concrètement, chacune de ces compétences :


Attention soutenue

Permet de rester concentré(e) sur une seule tâche pendant une longue période.


Attention sélective

Permet de se concentrer sur une seule tâche malgré les distractions ambiantes. Un exemple de cela serait la capacité pour un étudiant de faire ses devoirs lorsque la télévision est allumée tout en évitant de se laisser distraire par elle.


Attention partagée

Permet d’effectuer plusieurs tâches à la fois sans oublier les informations relatives à l’une ou à l’autre.


Flexibilité cognitive

Permet de passer facilement d’une tâche à une autre et, face à un problème, d’exploiter différentes stratégies afin de trouver une solution le plus rapidement possible. Les personnes présentant une faible flexibilité cognitive ont souvent des difficultés d’apprentissage.


Mémoire à long terme

Permet de conserver des informations du passé. Cette compétence cognitive est cruciale lors de tests de connaissance, mais aussi lors d’activités quotidiennes, où il faut par exemple se rappeler les noms de personnes ou d’autres informations qui leur sont relatives.


Mémoire de travail

Permet de conserver des informations tout en les utilisant. Cela est utile lorsqu’il faut suivre une série d’instructions pour ne pas avoir à s’arrêter et à relire encore et encore chaque consigne.


Logique et raisonnement

Permet de résoudre des problèmes. L’amélioration de cette compétence se traduira par une meilleure génération d’idées. Cette capacité réduira également le sentiment d’être dépassé(e) face à des situations difficiles.


Traitement auditif

Permet au cerveau de mieux analyser, mélanger et segmenter les informations. Le traitement auditif est particulièrement utile pour apprendre à lire, car catégoriser les informations en effectuant des regroupements aide à mieux comprendre le contenu d’un texte.


Traitement visuel

Aide à mieux interpréter les informations visuelles. Des éléments tels que des images, des cartes, des graphiques et des tableaux seront beaucoup plus faciles à analyser et à comprendre.


Vitesse de traitement

Permet une exécution plus rapide et plus précise des tâches. Les étudiants ayant une meilleure vitesse de traitement pourront interpréter les informations plus rapidement et améliorer leur productivité à l’école.



Ultimement, la question qui nous vient à l’esprit est la suivante. Peut-on améliorer ces capacités cognitives ?


Ce sera le sujet de notre prochaine publication sur le blogue.

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