Intelligence fluide et cristallisée, bien comprendre les différences


Aujourd’hui, les technologies d’imagerie cérébrale nous permettent de mieux comprendre le cerveau. À partir d’images du cerveau, nous sommes donc à même de comprendre que, lors d’un processus de raisonnement ou de réflexion, notre cerveau s’active et génère une transmission électrique, ce que nous pouvons appeler la « cognition fluide ».


Le fonctionnement cognitif fluide peut être considéré comme un traitement cognitif polyvalent de l’information qui n’est pas nécessairement associé à un domaine de contenu spécifique, comme la connaissance du vocabulaire ou des règles de grammaire, ou encore les équations mathématiques. Il implique le maintien actif dans la mémoire de travail d’informations, qu’elles soient verbales ou visuelles-spatiales, à des fins de planification et d’exécution d’un comportement orienté vers un objectif (Baddeley, 1986; Kane et Engle, 2002).

En conséquence, le fonctionnement fluide implique l’inhibition d’informations non pertinentes, concurrentes ou acquises au préalable, susceptibles d’interférer avec le maintien des informations et l’exécution de la réponse, ainsi que le déplacement et le maintien alternatifs de l’attention pour l’organisation et l’exécution d’étapes ou d’actions séquentielles.


Ce processus de raisonnement est ce que l’on appelle « l’intelligence fluide ». Dès sa naissance, un nourrisson possède déjà en partie cette forme d’intelligence. Le fonctionnement cognitif fluide se distingue à cet égard du fonctionnement cognitif associé à des connaissances acquises antérieurement et disponibles dans notre mémoire à long terme, ce qu’on appelle « l’intelligence cristallisée » (gC).