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Peut-on déjouer un test de personnalité en contexte d’embauche ?


Une préoccupation très courante liée à la sélection du personnel est la possibilité que les candidats à l’emploi déforment les informations qu’ils sont prêts à communiquer sur eux-mêmes. Ce désir de se montrer sous son meilleur jour a-t-il une incidence sur la validité des tests de personnalité ?


Examinons de plus près ce qu’est la désirabilité sociale et de quelle façon elle peut influer sur les résultats des candidats soumis à de tels tests.


La désirabilité sociale, un biais reconnu


Le biais de désirabilité sociale est la tendance à déformer les déclarations faites sur sa personne en surestimant les comportements socialement désirables (p. ex. aider les autres) et en sous-estimant les comportements socialement indésirables (p. ex. télécharger un logiciel illégalement) chez soi. Concrètement, lorsqu’ils répondent aux items d’un questionnaire, les candidats se livrent alors à une autoévaluation inexacte : ils minimisent des qualités négatives en niant posséder des défauts courants et maximisent des qualités positives en s’attribuant des vertus peu communes.


La tendance à répondre ainsi est ce que l’on appelle « la réponse à la désirabilité sociale » (RDS). La mesure de cette RDS est un sujet d’intérêt dans la théorie et l’évaluation de la personnalité depuis plusieurs décennies[1]. Ce qu’il est important de savoir, c’est que la très grande majorité des candidats ont tendance à fournir des réponses socialement désirables, c’est-à-dire jugées favorables par la société, en contexte de recrutement. Il faut aussi se rappeler que les tests psychométriques ne sont généralement pas conçus pour mesurer la présentation positive de soi, mais des construits tels que des traits de personnalité, des capacités ou divers types de compétences et de connaissances jugées pertinentes pour un emploi donné.