La dépendance aux médias sociaux – un nouveau trouble clinique ?


Consulter les médias sociaux est devenu une activité de plus en plus populaire au cours de la dernière décennie. Bien que leur utilisation ne pose aucun problème pour la majorité des gens, un petit pourcentage d’utilisateurs deviennent dépendants de ces sites et applications et en font une utilisation excessive, voire compulsive.

Si vous avez déjà égaré votre téléphone, vous avez peut-être ressenti un léger état de panique jusqu’à ce que vous le retrouviez. Selon une étude de Harvard (2018), environ 73 % des personnes déclarent avoir ce type d’anxiété, ce qui n’a rien d’étonnant si l'on considère qu’aux États-Unis et au Canada, les adultes passent en moyenne de 2 à 4 heures par jour sur leurs appareils et y ont plus de 2 600 contacts.

En fait, les psychologues estiment que jusqu’à 5 à 10 % des Nord-Américains répondent aujourd’hui aux critères de dépendance aux médias sociaux.

Une étude récente de l’Université Harvard (2018) affirme que l’autodivulgation sur les réseaux sociaux active la même partie du cerveau que lors de la prise d’une substance causant une dépendance. Cette zone de récompense du cerveau, de la même façon que les voies qu’empruntent les drogues, affecte les décisions et les sensations. La sensation que procure la dopamine et le chemin qu’elle emprunte dans le cerveau sont également les mêmes que ceux que génère une machine à sous dans les casinos (Schultz, 2016).