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L’importance du diagnostic précoce des troubles d’apprentissage du français écrit

Dernière mise à jour : 1 sept. 2021


« L’acte de lire mobilise un certain nombre de savoir-faire qui sont totalement automatisés chez l’adulte bon lecteur et lui permettent de se focaliser entièrement sur le sens véhiculé par le texte. Absorbé par le plaisir ressenti à la lecture d’un bon roman, le lecteur expert se laisse guider par l’intrigue de l’histoire en toute inconscience de l’activité de décodage qui préside à la découverte du texte. Il n’en reste pas moins que l’acte de lire est extrêmement complexe en ce sens qu’il mobilise, en un temps très court, un grand nombre d’opérations mentales allant du traitement de l’information visuelle à l’activation de réseaux d’informations préalablement mémorisées sur les mots de la langue et leur sens. On mesure assez bien la complexité de ces opérations lorsqu’on considère l’apprentissage de la lecture. »  (Valois, 2010)


Apprendre à lire et à orthographier représente en effet pour certains enfants un énorme défi à la fois sur le plan cognitif et affectif. Si un certain degré de maturation du cerveau est requis pour permettre cet apprentissage, les facteurs émotionnels joueront également un rôle important. La séparation de l’enfant de son milieu familial avec l’entrée en milieu scolaire est insécurisant et stressant pour lui.


Savoir reconnaître quels sont les facteurs qui influencent l’apprentissage du français écrit et identifier les enfants qui auront plus de difficultés dans l’apprentissage du français écrit permet de mettre en place les interventions nécessaires afin de faciliter leur apprentissage.


Deux cas problématiques : dyslexie-dysorthographie phonologique et dyslexie-dysorthographie de surface


Selon les modèles cognitivistes de la lecture, les connaissances relatives aux mots sont stockées dans un lexique mental composé lui-même de différents lexiques : le lexique phonologique, le lexique orthographique et les lexiques sémantiques.


Ces mêmes modèles permettent de rendre compte de deux types de dyslexie-dysorthographie : la dyslexie-dysorthographie phonologique et la dyslexie-dysorthographie de surface (visuo-attentionnelle ou lexicale orthographique).


La dyslexie-dysorthographie phonologique résulterait d’une atteinte du processus phonologique qui aurait pour origine un déficit du traitement phonologique (conscience phonologique, mémoire de travail phonologique et accès au lexique phonologique). Ce déficit pourrait être associé à un déficit de la mémoire de travail phonologique ou de l