Connaissez-vous les grands principes d’une bonne rétroaction ?

Ceux-ci s’appliquent notamment lors du retour fait auprès d’un candidat après l’évaluation de son potentiel dans un contexte de recrutement.

PRINCIPES DIRECTEURS DE LA RÉTROACTION


D’abord et avant tout, soyez toujours clair quant à ce qui motive vos commentaires, qu’ils s’adressent à une personne que vous supervisez dans le cadre de vos responsabilités ou à un collègue. Il va sans dire que la rétroaction ne doit jamais être utilisée à votre avantage, mais toujours au service de la personne à qui vous la donnez.


Reconnaissez toute attitude égocentrique que vous pourriez avoir


Demandez-vous si vous faites tel commentaire parce qu’il vous fait sentir grand en faisant en sorte que quelqu’un d’autre se sente petit. Si oui, mettez cette attitude de côté. Offrir de la rétroaction est l’occasion d’agir comme mentor. Un mentor vraiment formidable cherche toujours à rendre l’autre meilleur et utilise ses commentaires comme un outil pour l’aider à s’améliorer.


Soyez conscient de vos propres préjugés et biais


Êtes-vous plus intéressé à être aimé qu’à donner une rétroaction honnête ? Avez-vous le courage et la générosité de servir les intérêts de votre interlocuteur avant les vôtres ?


Faites attention à tous les biais perceptuels (lien vers le blogue) que vous pourriez avoir et prenez-les en considération lorsque vous préparez une séance de rétroaction.


Demandez aux personnes à qui vous donnez de la rétroaction de s’évaluer elles-mêmes


La plupart souligneront les domaines dans lesquels elles doivent s’améliorer ou un trait de leur personnalité. Cette question rend non seulement l’interaction plus dynamique, mais augmente la probabilité qu’elles puissent répondre positivement à la rétroaction en les aidant à contourner leur propre ego. Il est en effet plus facile d’accepter une critique sur que l’on a reconnu soi-même comme un point à améliorer ou une caractéristique personnelle.


De plus, la façon dont quelqu’un répond à votre demande d’autoévaluation donne souvent un aperçu de son degré de perspicacité, ce qui est un bon indicateur de sa capacité à s’améliorer ou à reconnaître qui il est.


Employez la méthode du sandwich


Bien qu’elle soit fréquemment présentée comme une technique valable, elle n’est recommandée que si vous possédez suffisamment d’informations sur la personne.

Cela implique de dire d’abord quelque chose de positif, puis de souligner quelque chose qui doit être amélioré, pour terminer par un autre élément positif. Les gens sont plus susceptibles de travailler à la correction d’une déficience s’ils sentent qu’on est satisfait de leur prestation globale, c'est-à-dire si leur déficience ressemble à une seule tache sur un fond par ailleurs raisonnablement propre. Votre objectif est de les encourager afin qu’ils sentent qu’ils peuvent s’améliorer et qu’il vaut la peine pour eux de faire un tel effort.


S’ils ont plus d’une lacune grave, choisissez la plus grave.


Rendez vos commentaires concrets


La rétroaction doit être exploitable. Par exemple, dans le cas d’un professionnel de la santé qui travaille dans une clinique médicale, dire : « Vous ne semblez pas intéressé par vos patients » n’est pas aussi utile que de dire : « Vous vous êtes retourné et avez quitté la pièce lorsque Mme Fillion s’est mise à pleurer ».


Ne prétendez pas pouvoir lire dans les pensées de qui que ce soit. Nous savons rarement pourquoi quelqu’un se comporte d’une certaine manière. Nous ne devrions commenter que le comportement observé, pour souligner le changement attendu. Les motivations derrière ce comportement appartiennent à la personne concernée.


Formulez clairement vos commentaires


Pas question de tourner autour du pot : les euphémismes manquent toujours de clarté. Ne dites pas : « Je m'interroge parfois sur votre maîtrise des dossiers de vos patients. » Dites plutôt : « Vous ne connaissiez pas le dossier de Mme Bélanger. Aviez-vous pris le temps nécessaire pour le consulter avant de la rencontrer ? »


Le choix des mots demeure important, mais il ne doit pas édulcorer vos propos.


Prévoyez suffisamment de temps pour la réponse à votre rétroaction


Dans le cas où un test psychométrique a été utilisé, le but de donner une rétroaction est de mettre en perspective le résultat. La personne qui reçoit pour la première fois les résultats obtenus à un test de personnalité n’a peut-être jamais réfléchi à certains aspects de sa personnalité. De plus, elle ne connaît pas nécessairement le langage et la terminologie employés dans le rapport qui lui est communiqué.


Bien qu’un aspect de sa personnalité puisse être pour vous évident (par exemple, l’introversion) et que vous ayez du mal à imaginer qu’elle n’en soit pas déjà consciente, la réalité peut être tout autre. Tout le monde mérite la chance de prendre conscience de qui il est. Car sinon, comment est-il possible de s’améliorer ?


En guise de conclusion


Les principes présentés ci-dessus semblent à première vue assez simples, mais ils sont parfois difficiles à mettre en pratique. Le danger de la rétroaction, c’est que vos explications rendent la personne plus confuse qu’elle ne l’était avant la séance de rétroaction.


Alors, assurez-vous de parler clairement, de mettre votre interlocuteur en confiance, laissez vos biais perceptuels à la porte et prévoyez suffisamment de temps pour couvrir tous les sujets.


10 vues0 commentaire

IRP éditeur

C.P. 68, succursale St-Dominique
Montréal (Québec)  H2S 3K6
Canada
514 382-3000

info@irpcanada.com

Disponible sur irptesting.com

  • White Facebook Icon