Bonheur, école et résultats scolaires

Quelle perception les enfants ont-ils de l’importance de l’école dans leur conception du bonheur ?


Des recherches menées auprès d'adolescents portugais (Freire, Zenhas, Tavares et Iglésias, 2013), d'enfants brésiliens (Giacomoni, Souza et Hutz, 2014) et d'enfants et adolescents espagnols (López-Pérez, Sanchez et Gummerum, 2015) ont révélé que l'école était un domaine important dans la conception qu’ils se faisaient du bonheur en général.


Mais qu’est-ce que le bonheur ?


Lorsqu'il s'agit de définir le bonheur, il importe de distinguer le point de vue scientifique de la définition commune.  D'un point de vue scientifique, on peut distinguer deux grandes écoles de pensée : l’hédonisme, motivé par la recherche du plaisir (Diener, 2000), et l’eudémonisme, qui fait du bonheur une valeur fondamentale liée à la quête de sens, à l’actualisation de soi et à la croissance personnelle (Deci et Ryan, 2008).    Une définition plus commune du bonheur le conçoit comme ce sentiment qui vous envahit lorsque vous savez que la vie est belle et que vous ne pouvez pas vous empêcher de sourire. Pour la plupart des gens, le bonheur est le contraire de la tristesse, c’est-à-dire un sentiment de bien-être, de joie ou de contentement. Quand une personne réussit, est en sécurité ou chanceuse, elle dit ressentir du bonheur.


La conception du bonheur diffère-t-elle chez les enfants et les adolescents ?


Sur le plan du développement humain, d’importants changements cognitifs et sociaux se produisent de l'enfance à l'adolescence, qui peuvent affecter la manière dont les enfants et les adolescents conçoivent le bonheur. Ainsi, il est probable que les conceptions que se font du bonheur les enfants et les adolescents soient différentes, car ils n’ont pas le même niveau de raisonnement.

Par ailleurs, au cours de l'adolescence, des changements importants se produisent au niveau social, les pairs devenant la référence principale (Buhrmester, 1998) et les relations familiales se dégradant (Tsai, Telzer et Fuligni, 2013). Ces changements sociaux ont été liés aux changements d'identité, les adolescents réfléchissant de manière intensive à eux-mêmes et à ce qu'ils veulent être (par exemple, Lerner et Steinber